Papa, tu es parti sans que je puisse t’embrasser pour te dire au revoir et combien je t’aime.

Tu as travaillé dur toute ta vie pour m’élever, tu n’as pas toujours su t’y  prendre, tu ne m’as jamais dit « je t’aime », mais je sais qu’au fond de toi tu le pensais de tout ton cœur. Ton enfance à toi était rude comme les hivers dans le Morvan, tu as du travailler quand tu n’étais encore qu’un enfant, tu n’as jamais pu étudier ni apprendre à lire, pourtant tu aurais pu nous donner à tous des leçons.

Tu étais un jardinier hors pair, un grand pêcheur, un ouvrier exemplaire, tu es pour moi un exemple et un symbole de respect. Je suis sûr que là-haut dans les jardins d’Eden tu prendras beaucoup de plaisir à cultiver les plantes du bonheur, à semer les graines de l’espoir et à récolter l’amour que tu n’as pas eu dans notre monde.

Je t’aime très fort papa, tes petits-enfants et ta belle fille t’envoient des gerbes de bisous pleines d’amour.

Biteur Louis 31 05 1925 / 03 09 2012